Dreux - Chartres

ILLIERS L’EVEQUE-DREUX-CHARTRES : 
LE CHEMIN DES ANGLAIS

RENCONTRE AVEC LE PATRIMOINE

L’ itinéraire de Dreux à Chartres proposé délaisse la voie historique, l’ancien chemin de César, recouvert aujourd’hui par la RN 154, pour passer aujourd’hui à l’Est de cette 2X2 voies.

1) LE PATRIMOINE SE TROUVANT SUR ou PROCHE du CHEMIN :

ILLIERS L’EVEQUE : Chapelle seigneuriale Notre Dame de la Pitié XVème

EN LIMITE DES DEPARTEMENTS DE L’ EURE ET DE L’ EURE & LOIR :
La côte St Jacques montant en direction de Dreux-  voir carte IGN

DREUX:

(Site web de la ville : www.dreux.com ) (Site web de l’office de tourisme : www.ot-dreux.fr )

Capitale de la tribu locale des Durocasses, située au confluent de la Blaise, de l’Avre et de l’ Eure, Dreux était à l’ époque gallo-romaine, un carrefour routier fréquenté. Au Moyen-âge, son château, l’un des plus puissants de toute l’Ile-de France, mentionné dès 954 dans une charte du roi Lothaire, se dressait comme une sentinelle avancée du domaine capétien face à la puissance rivale des ducs de Normandie.

Si la ville a subi, au cours des âges, plusieurs sièges, dont ceux d’Henri IV, elle a toujours retrouvé une prospérité nouvelle, après avoir relevé ses ruines.

(La chapelle royale Saint-Louis, située sur la colline, dans l’enceinte de l’ancien château dont il reste quatre des huit tours qui défendaient cette forteresse médiévale, de style néo-classique, édifiée à partir de 1816 par l’architecte Claude-Philippe Cramail pour la duchesse douairière d’ Orléans, veuve de Philippe Egalité, fut agrandie par son fils, le roi Louis-Philippe, qui en fit la nécropole des membres de la famille et de ses descendants.

La chapelle primitive fut alors complétée en 1840 d’ajouts néo-gothiques par l’ architecte Pierre-Bernard Lefranc, et ses nombreuses fenêtres furent garnies de somptueux vitraux uniques au monde, réalisés par la manufacture de Sèvres entre 1843 et 1851, d’ après des cartons d’ Ingres, Delacroix, Vernet, Flandrin, Larivière, Rouget et Viollet-Leduc. Les cinq verrières de la chapelle de la Vierge relatent la vie de saint Louis, figure emblématique de la monarchie française et patron de la chapelle.

La chapelle et sa crypte abritent aujourd’hui les sépultures de 65 défunts de la famille d’Orléans ainsi que les restes de 10 Bourbon-Penthièvre. Une vingtaine de tombeaux, regroupés autour de la sépulture royale, sont surmontés de gisants, œuvres des meilleurs sculpteurs de leur temps (Millet, Pradier, Mercié, Barre…)

(Classée monument historique par arrêté du 12 décembre 1977).

 

Le centre historique est ceinturé par les fossés et la Blaise, et quelques vestiges des fortifications. le centre historique et ses abords immédiats offrent un large panorama de l’architecture du XVème siècle à nos jours:

. Maisons à pans de bois de la rue Illiers (XVème) et de la rue Saint-Pierre.
. Hôtels particuliers des rues Rotrou, Parisis et Saint-Jean (XVIIème et XVIIIème).
. Maisons de maître du boulevard Dubois et de l’ avenue Louis-Terrier (fin XIXème, début XXème).
. Tourelle Hennequin de la Porte-Chartraine.
. A noter une maison romane du XIIème siècle au 7 rue de Sénarmont .

Le musée d’Art et d’histoire Marcel Dessal, installé 7 place du musée dans une chapelle néo-romane, contient de riches collections archéologiques allant de la période préhistorique à l’ époque mérovingienne tandis qu’ archives et documents anciens retracent la vie de la cité du Moyen-âge au XIXème siècle.

Vous y trouverez une "boîte de pèlerins" et une "statue de St Jacques en bois polychrome".

L’architecture et les arts décoratifs à Dreux et dans les environs sont évoqués à partir des vestiges de la collégiale romane Saint-Etienne disparue en même temps que la forteresse médiévale: superbes chapiteaux historiés du XIIème siècle, vitraux des XIIIème et XIVème siècles.

Des gravures, du mobilier et des objets évoquent de célèbres châteaux des environs comme ceux d’ Anet, de Crécy et d’ Abondant.

La peinture ancienne et contemporaine sont bien représentées, grâce à un ensemble de toiles dont se détache le célèbre chef d’œuvre, Les Glycines, de Claude Monet.

Le musée rétro-mobile, unique musée automobile d’ Eure-et-Loir, expose, 95 rue du commandant Beaurepaire, une trentaine de véhicules dont les plus anciens datent de la fin du XIXème siècle. On y remarque notamment deux camions de sapeurs-pompiers, l’ambulance 1930 de l’ hôpital de Dreux, une Facel Vega fabriquée à Dreux, des moteurs industriels, des autochenilles, le vieux garage, des jouets ainsi que des vélos et des motos.

L’écomusée du vignoble drouais et de ses artisans intègre les caves gothiques voûtées du prieuré Saint-Thibault, creusées dans la falaise crayeuse, qui en constituent un des éléments.

De nombreux objets, outils, documents, maquettes,… retracent une importante activité agricole de la ville. D’autres salles reconstituent l’habitation du vigneron au XIXème siècle.

Le chai du musée élève un vin blanc de pays issu du Clos des Bâtes replanté de 900 ceps de Chardonnay en 1989.

L’église Saint-Pierre fut édifiée au début du XIIIème siècle dans le style ogival. Objet d’importants remaniements au cours des siècles, elle offre aujourd’hui aux regards un ensemble assez composite.

En grande partie détruite lors du siège de la ville par les Anglais en 1421, on rebâtit aux XVème et XVIème siècles dans le style gothique flamboyant le déambulatoire et les chapelles de l’abside, ainsi que la nef. Au cours du XVIème siècle, on construisit la façade et les deux tours dont l’une est restée curieusement inachevée. Enfin on rebâtit le bras sud du transept.

(Classée monument historique sur la liste de 1840).

A l’intérieur l’église a conservé de très beaux vitraux des XVème et XVIème siècles (classés MH), ainsi qu’un très bel orgue doublement classé puisque le buffet polychrome attribué à Clément II Métezeau date de 1614 et l’instrument est l’œuvre du non moins célèbre facteur d’orgues Cavaillé-Coll (classé MH).

Le Beffroi, ancien hôtel de ville, est le symbole des libertés communales acquises par les bourgeois drouais dès le règne de Louis VI (XIIème siècle).

Erigé de 1512 à 1537, l’actuel édifice mêle dans son décor sculpté l’ornementation de la fin du gothique à celle de la première Renaissance. Les salles présentent des voûtes exceptionnelles et des cheminées monumentales. Les combles abritent la grosse cloche de la ville, le bourdon, où figure en frise l’antique procession des Flambarts.( classé monument historique sur la liste de 1840)

La croix de Saint-Jacques qui existait dans Dreux au carrefour de la rue de Nuisement avec la RD 954 est aujourd’hui disparue.(A.D. E.&L. 1771)

 

 

MARVILLE-MOUTIERS-BRULE:

La chapelle  Sainte-Anne au passage dans Blainville. Entièrement prise en charge par les habitants du hameau qui en assurent la gestion annuelle de famille en famille. Suivre le diverticule

BERCHERES-LA-MAINGOT

Une croix Saint Jacques au sortir du village est  mentionnée sur la carte IGN 2116O. A gauche du Chemin

LEVES:

L’abbaye de Josaphat

Le Bois de Lèves occupe les flancs et le thalweg de la vallée sèche en berceau du Couanon, affluent de la rive gauche de l’Eure. Sur les flancs du vallon la formation naturelle est la chênaie sessiflore se présentant souvent en taillis exploités pour le bois de chauffage. Dans ce mode d’exploitation, le bouleau, essence pionnière, est bien représenté. Le châtaignier est localement présent. Le fond, plus frais et plus calcaire, présente des formations qui s’apparentent à la chênaie-charmaie.

Le site est remarquable par la présence d’espèces mycologiques rares dans le département, ainsi les mortelles Amanita verna et Amanita virosa.

( Soc. Amis Mus. Chartres Nat. Eure-et-Loir : Bull., M. Cayzac: Florule mycologique du Bois de Lèves, 1997, 17: 1 – 6)

Un autre bulletin de la Société signale la première récolte en Eure-et-Loir de la rare et très belle espèce Pluteus umbrosus ( Pers.:Fr.) Kummer dans les premiers jours de novembre 1995 en une dizaine d’exemplaires sur un tronc d’orme très pourri dans ce bois. Sur le même tronc poussait également une touffe d’une espèce peu commune et mortelle Galerina marginata

Ce bois contient aussi une motte féodale (Quid.fr)

Le champ de Mars

 

 

2) LE PATRIMOINE SE TROUVANT HORS DU CHEMIN :

VERT EN DROUAIS : 
Au fond de la vallée, les fondations d’une belle église sont du XIIIème siècle et l’église St Pierre XV & XVIème avec présence d’une coquille à l’ouest.

VERNOUILLET:
L’église Saint-Sulpice est une petite église romane dont les origines remonteraient au XIIème siècle. Elle abrite une cloche en bronze de 1547 classée Monument Historique (arrêté du 2 juin 1943) et des sculptures (hauts-reliefs, piéta, statuette de Saint Vincent de Saragosse) également classés.

La croix de Saint-Jacques dont la zone industrielle porte le nom au bord de la RD 4 aux Corvées est aujourd’hui disparue (A.D. E.&L.1776)

La vallée de la Blaise, à l’aspect bocager, est couverte de prairies humides où l’aulne, le saule et les frênes sont les rois de l’écosystème particulier qui s’y développe.

GARNAY:
Les lavoirs et le pont sur la Blaise font partie d’un petit patrimoine intéressant.

L’église Saint-Martin des XIIIème et XVème siècles, totalement rénovée à la fin du siècle dernier, est dotée d’une tour surmontée d’un élégant clocher qui passe du plan carré au plan octogonal pour se terminer en une pyramide à huit côtés. Elle comporte des épis de faîtage en plomb du XVIème siècle classés au titre des objets historiques (arrêté du 17 novembre 1908).

Le bois de Marmousse s’étend sur les coteaux du versant de la Blaise qui surplombent le château classique du XVIIème siècle et son parc.

la plaine agricole, légèrement plus élevée que la Beauce commence dès la sortie des bois aux environs de Chambléan. Le lieudit « la Louvière » que l’on traverse au sud de ce hameau en bordure des bois témoigne de la présence redoutée des prédateurs que ce lieu évoquait.

MARVILLE MB  (hameau d’ IMBERMAIS) :
Une  chapelle Saint-Jacques
 incluse dans une propriété privée 
et une place du même nom

SERAZEREUX (Fadainville):
La fabrique

FRESNAY-LE-GILMERT:
L’église Saint-Juste, des XIIème, XVème et XVIIème siècles, recèle sous sa voûte lambrissée et sa charpente apparente, un retable du XVIIème siècle, un bronze en fonte de 1588 (classé objet historique le 2 juin 1943) et surtout une mise au tombeau en bois sculpté de la fin du XVème siècle (classée objet historique le 18 mai 1949)

La croix de la Pierre Pohon se situe à l’embranchement du chemin qui mène à la « vallée du diable »

BAILLEAU-L’EVEQUE (Levesville):
Le château de Levesville, de la fin du XVème siècle, plusieurs fois remanié est constitué d’un corps de logis rectangulaire avec quatre tourelles d’angle. (façades et toiture inscrites monument historique par arrêté du 4 février 1976)

CHALLET:
Selon un pouillé de 1736, Challet était le chef-lieu d’une seigneurie du chapitre de Chartres. Le fief de Lièvreville était vassal de Tremblay-le-Vicomte.

Le plan de cette seigneurie établi en 1740 (ADEL cote G 1175) fait mention d’un lieu-dit « Orme de Saint-Jacques » au sud de la commune.

L’église Saint-Gilles remonte au XIIème siècle avec ses petites fenêtres romanes hautes à encadrement de grison comme les contreforts peu saillants. Remaniée au XVIème siècle, elle possède une belle charpente apparente. A signaler quelques boiseries du chœur, un joli lutrin, une statue de pèlerin et une peinture à l’huile « Les pèlerins d’Emmaüs » de D. Winckboons du premier quart du XVIIème siècle (classée au titre des objets historiques le 18 décembre 1964)

La rivière Louis XIV, vestige de l’ancien « aqueduc de Pingouin à Versailles » traverse le chemin entre le « croc d’enfer » et le « buisson aux loups »

PUISEUX:
L’église de la Madeleine, dans ce bourg cité pour la première fois dans un diplôme de Charlemagne en 774 et chef-lieu d’une seigneurie relevant du chapitre cathédral de Chartres en 1133, a été très remaniée. Son portail possède un double arc ogival en pierre taillée.

(« Eure-et-Loir, le guide complet de ses 403 communes », Michel de le Torre, Deslogis-Lacoste).

TREMBLAY-LES VILLAGES:
L’église de Gironville, très remaniée, possède une nef du XIIème siècle

Une croix de Saint-Jacques, en bois vermoulu, s’élève aujourd’hui au sommet de la Pointe Saint-Jacques, à l’ouest du bourg sur la route de Moreaulieu (RD 104) au débouché de lasente aux clercs.

Cette croix ne figure pas sur le Plan Général Détaillé de la Seigneurie, levé en 1753. On y remarque toutefois un vaste terrain d’une contenance de cinq cents perches qualifié Pièce de Saint-Jacques. Et cette « pièce » est déclarée appartenir « à la fabrique Saint-Jacques du Tremblay ». Curieusement, vis à vis de l’emplacement où s’élève l’actuelle Croix de Saint-Jacques un arbre florissant s’épanouissait alors au milieu des guérêts: « le poirier de Saint Jacques ». Sur le chemin de Tremblay à Moreaulieu il y avait aussi le poirier Saint-Martin(plan de la Seigneurie de Moreulieu, 261-2). Les deux patrons de la paroisse étaient donc bien partagés.

Aux XVIe et XVIIe siècles, il était déjà question du champtier et du terroir de Saint-Jacques (A.D., E.&L., G. 7727 et G. 7734)

(Humbert Jacomet, « Croix rurales et chemins de pèlerinage dans l’ancien diocèse de Chartres », SAEL, 1998, p.53)

L’église Saint-Martin et Saint-Jacques, dédiée à deux grands saints objets de pèlerinages, a été reconstruite au XVIème siècle.

Les ruines de l’ancien château féodal du XIIIème siècle, détruit en 1592,( inscrit monument historique par arrêté du 19 octobre 1928), se trouvent au centre d’ « une triple enceinte de terre entourée de fossés partellement en eau. Elle est située dans une propriété privée au chevet de l’église. L’enceinte principale qui devait abriter le château est accostée de part et d’autre d’une enceinte complémentaire formant sans doute deux bayles; la plus vaste au sud devait être la basse-cour et est entourée de bâtiments modernes; du côté nord-est une autre enceinte plus petite, munie aussi d’un fossé, pouvait former une défense avancée. Sur le tertre central se dressent aujourd’hui les ruines d’un château de pierre d’une époque sans doute plus récente, où l’on distingue les vestiges hauts d’une dizaine de mètres d’une tour percée de fenêtres et de meurtrières dont l’une a été percée pour une bouche à feu. La maçonnerie est en blocage de meulière et silex, les encadrements d’ouvertures, angles et montants de cheminées sont en pierre de taille. Du côté de l’église, toujours sur le tertre central, se distingue la base d’une autre tour comportant une salle qui fut voûtée en coupole; enfin le puits de cette place subsiste au milieu du tertre. »

(André Châtelain« Châteaux forts et féodalité en Ile de France du XIè au XIIIè siècle », patrimoine, créer, pp.223-224).

La seconde croix de Saint-Jacques (aujourd’hui disparue) se trouvait à environ un kilomètre au sud de la sortie du village du Tremblay-le-Vicomte en direction des Chaises sur le tracé de l’ancien chemin de Saint-Lubin-des-Joncherets à Chartres. Son existence est perpétuée par le lieu-dit « Croix Saint-Jacques » qui figure sur le plan cadastral du XIXème siècle de la commune de Theuvy-Achères, tout près de la limite des paroisses du Tremblay-le-Vicomte et d’Achères.

(« Des pèlerins de Normandie en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle ont probablement emprunté l’ancien chemin de Saint-Lubin-des-Joncherets à Chartres », jean-Jacques François, bulletin de la SAEL n°61, p.6, 2ème trimestre 1999).

CLEVILLIERS (Le Boullay d’Achères):
Les Chaises étaient à l’origine une réunion de petites cabanes formées de pieux garnis de roseaux et de broussailles, pour préserver les habitants du froid et de la chaleur.

Un pouillé du XIIIème siècle mentionne la paroisse des Chaises-Cheses-avec 10 paroissiens.

(« Monographies des villes et villages de France-Châteauneuf-en-Thymerais », Edouard Lefèvre, Le Livre d’Histoire, 1989)


Réagir

CAPTCHA