Epernon - Chartres

 LE PATRIMOINE DU CHEMIN

(entre Epernon et Chartres)

 

 

L'itinéraire va suivre sur sa plus grande partie l'ancien chemin d'Epernon (à Chartres):

Ce chemin traverse des paysages variés sur le plateau au dessus de la vallée de l'Eure qu'il rejoint à Saint-Prest, pour la suivre jusqu'au coeur de Chartres.

 

 

Epernon:

 

« La position stratégique de la ville sur le penchant d'une colline, en lisière de la forêt de l'Iveline et dominant trois rivières: la Drouette, la Guesle et la Guéville permit à Epernon de faire partie de la ceinture de défense du domaine royal.

Dès le début du XIème siècle Hugues Capet fit élever les châteaux-forts de Maules, Neauphles-le-château, Monfort et Epernon, qui constituaient une ligne de défense du domaine royal contre les ducs de Normandie, c'est-à-dire contre les rois d'Angleterre. »

« Au XIème siècle, beaucoup de villes se formèrent aux pieds des châteaux-forts récemment construits.

 C'est ainsi qu'Epernon fut bâtie en amphithéâtre sur les pentes de la colline de Diane. La nouvelle ville s'étendit jusqu'aux bord de la rivière du Tahu, qu'on nomme aujourd'hui la Guesle. Le seigneur Amaury, fils de Guillaume de Hainault, entoura Epernon de murs et de fossés. Quatre portes donnaient accès à la ville, la porte de Chartres, la porte de Geolle, dite aussi porte Normanne ou Normande, la porte de Paris et la porte de Beauce. On lisait sur l'une de ces portes,une inscription qui indique l'existence antérieure d'un village: « autrist fut jadis mon nom. A présent on me nomme Espierremont ». »

« La structure principale du château fut détruite par les Anglais pendant la guerre de cent ans. ».

A sa place aujourd'hui on trouve un monument commémorant le souvenir de la bataille de 1870.

(Site web de la commune)

 

Le prieuré Saint-Thomas:Probablement avant la construction du château, et sur l'actuelle paroisse de Hanches se trouvait, depuis le Xème siècle,le monastère de la Trinité de Seincourt, qu'Amaury de Monfort trouva dans la succession de son père, Guillaume de Hainault.

Pour en assurer la continuité, il fit don de ce monastère à son ami Albert, ancien chanoine de Chartres, abbé de Marmoutier de Tours, de l'ordre des Bénédictins. Ce don fut sanctionné par le décret royal d'Etampes de 1052. Telle fut l'origine du prieuré Saint-Thomas D'Epernon.

La seule trace encore visible au prieuré est la façade de l'ancienne église de la Trinité de Seincourt.

(Site web de la commune)

 

Les pressoirs: Au moment où la reine Bertrade de Monfort se retira au monastère de Fontevrault en 1115, elle fonda l'abbaye des Hautes-Bruyères à Saint-Rémy l'Honoré, en réparation de son mariage avec le roi Philippe Ier. En effet, le jour de son mariage avec Foulques le Réchin, comte d'Anjou, l'homme le plus laid du royaume, Bertrade prit la fuite et vint retrouver Philippe Ier qui l'attendait non loin de là.Le Réchin, de regret, vint mettre le siège devant Epernon qui fut vaillamment défendue par Simon II de Monfort, le jeune frère de Bertrade en 1093.

A partir de ce moment la garde des sépultures des comtes de Monfort revint aux dames des Hautes-Bruyères. Il leur fut attribué une maison dans Epernon, avec octroi du droit de minage ou de mesurage des grains; d'où l'origine des pressoirs d'Epernon.

Les pressoirs se composent de trois nefs voûtées en ogives, soutenues par deux rangées de colonnes.

D'anciennes maisons de la ville ont aussi des caves présentant la même architecture romane.

Les pressoirs ont été classés « Monuments Historiques » par arrêté du 10 juillet 1926.

(Site web de la commune)

 

 

L'église Saint-Pierre située dans une petite rue d'aspect médiéval est d'origine romane comme en témoigne le demi-tympan en réemploi dans le mur de façade. Elle a été restaurée au XVIème siècle. Elle comporte une nef à charpente apparente à voûte lambrissée flanquée de deux bas-côtés, un chevet à absidioles et une tour carrée.

L'église Saint-Pierre a été classée « Monument Historique » par arrêté du 26 mai 1942.

 

Les maisons médiévales: A proximité de l'église Saint-Pierre, 5 place du Change, une maison médiévale datant du XVème siècle possède encore dans sa structure à colombages deux sculptures. Au côté droit de la porte d'entrée, l'ange de l'Annonciation la main droite à plat sur la poitrine; à gauche saint Christophe regarde vers le ciel.( Le rez-de-chaussée de la façade a été inscrit MH par arrêté du 19 octobre 1928)

La rue Drouet possède d'autres maisons médiévales où, dans l'une desquelles, dit-on, le mathématicien Michel (Floréal) Chasles naquit en 1793.

 

Le canal de Villiers: Exécutée par Vauban sur les ordres de Louis XIV, la canalisation de la Drouette, appelée plus loin « canal de Villiers » permit le transport des matériaux des carrières d'Epernon pour la construction de l'aqueduc de Maintenon.

Le port d'embarquement des grès sur des barges à fond plat est encore visible au niveau des « Prairiales ».

 

Le conservatoire des meules et pavés situé dans une étable-écurie du XIXème siècle est un témoignage touchant du travail et de la vie sociale des carriers au XIXème siècle. Les carrières de grès et de pierres meulières ont joué un rôle économique important au cours de ce siècle, devenant même la première industrie locale, employant des centaines de salariés. Une industrie au rayonnement international puisque les grès partaient vers Paris par trains entiers tandis que les meules étaient exportées dans le monde entier. Le conservatoire reconstitue les difficultés et la dangerosité de ce travail pour les ouvriers et raconte le formidable essor de la ville à cette époque.

(« Epernon, la vallée de l'Eure, vallée de la Drouette », CDT28).

 

 

Hanches:

 

La ferme du Loreau est le seul reste d'une importante fortification féodale dominant Hanches et Epernon. Le château des Loreaux, ancienne seigneurie, en ruines, fut définitivement détruit par la construction de la ligne de chemin de fer en 1835, puis par la guerre de 1870. La ferme actuelle formait autrefois la « basse-cour » du Château.

 

Le lavoir du Paty, situé rue de la prairie, est alimenté par une source. En mauvais état sa restauration est programmée.

La commune compte trois autres lavoirs, deux moulins à eau et neuf ponts ou passerelles sur la Drouette.

(site web de la commune)

 

L'église Saint-Germain, placée à l'écart du pays, au milieu du cimetière, est visible de loin à cause de sa haute tour-clocher quadrangulaire flanquée d'une tourelle d'escalier octogonale, le tout en pierre taillée. (Michel de la Torre, « Eure-et-Loir, le guide complet de ses 403 communes », Deslogis-Lacoste, 1989)

Cette église a été inscrite aux MH par arrêté du 21 décembre 1984.

 

Houx:

 

L'église de Houx, dédiée à saint Léger, évêque d'Autun martyrisé au VIIème siècle, a été fondée par les chanoines du chapitre de Notre-Dame de Chartres, avec l'appui des seigneurs de Houx.

La construction originelle peut être datée du XIIème siècle, ainsi qu'en témoigne l'existence de baies romanes subsistantes réalisées en pierre de Germonval. (Philippe Roger, mairie de Houx, (25/02/2009) ).

 

La ferme seigneuriale: L'aveu et dénombrement de la Châtellenie d'Epernon rédigé en 1497, indique que Renaud de Cintray, écuyer et seigneur de Houx en partie, personnage qui vivait en 1455 possédait son « hostel, clos à fossez, avec les jardins et aulnoys, contenant huict arpens ou environ. Un pressouer ainsy qu'il se poursuit et comporte, assis audit hostel de Houx... »

Les bâtiments de la ferme seigneuriale comprenaient à la fois la ferme proprement dite, située au 1 rue de l'Aqueduc, mais également, de l'autre côté de la rue, un ensemble de bâtiments indépendants formant le clos du pressoir, aujourd'hui situés au 1 de la rue du Val de Voise et qui abritaient sous l'Ancien Régime les pressoirs et fours banals de la paroisse... La cave seigneuriale est située au bout de la Grande Rue du village au lieudit actuel La Cavée. (

 

La vallée de la Voise serpente jusqu'à l'Eure. Oasis boisé dans un univers agricole, elle est riche par sa flore et sa faune.

 

La Voise et le canal Louis XIV: La vallée de la Voise a été profondément remaniée à la fin du XVIIème siècle par les travaux préparatifs à la construction de l'Aqueduc de Maintenon... En 1686 le creusement du canal de Gallardon se fait notamment à travers la pâture...

Au début de l'année 1685, Louvois vient en effet de persuader le roi Louis XIV de faire détourner une partie des eaux de l'Eure, à partir de Pontgouin, pour l'amener par un canal jusqu'à Versailles, afin d'assurer définitivement l'alimentation en eau des fontaines du parc du château. Le canal projeté doit franchir la vallée de l'Eure à Maintenon grâce à un aqueduc monumental en maçonnerie dont la construction nécessite l'emploi de quantités considérables de matériaux.

Les carrières de Germonval et de la Bretonnière à Gallardon doivent fournir les moellons et le calcaire nécessaires à la fabrication de la chaux. Une carrière de sable doit également être ouverte à Moineaux. Vauban propose , pour le transport de ces matériaux, de canaliser les eaux de la Voise depuis Gallardon jusqu'au pied du chantier de l'aqueduc.

Les instructions de ce dernier fixent les dimensions du canal à 4,5 toises de large (8,77m) pour une profondeur en eau de 4 pieds (1,30m). Les travaux de terrassement débutent en avril 1686 pour s'achever l'année suivante.

Sur une grande partie du territoire communal, le canal de Gallardon, ou canal Louis XIV emprunte le tracé d'un précédent canal, beaucoup plus étroit, réalisé au Moyen-Age, afin d'alimenter en eau les fossés de la maison seigneuriale, le moulin à eau banal et un moulin à foulon seigneurial situé au hameau de la Villeneuve. Le commencement de ce canal des moulins, alimenté par une dérivation de la Voise, est encore visible peu après l'emplacement actuel du moulin des Grés. Celui-ci retrouvait la rivière à la sortie du hameau de la Villeneuve.

A partir du Chemin Blanc, les eaux de la Voise sont à nouveau détournées pour venir renforcer le débit du canal Louis XIV, peu après son passage au moulin de Houx. On appelle ce tronçon du canal la Voise canalisée. Le cours de l'ancienne rivière, qui poursuit son chemin à l'état de ruisseau, prend le nom de Rivière Morte...

L'une des cinq ou six écluses du canal de Gallardon était située au niveau du moulin de Houx, entre l'actuel pont du Chemin Blanc et le vannage alimentant le bief. Elle avait une longueur de 20 toises (39m) sur 6 toises de large (11,70m). On en devine encore l'emplacement par l'excavation qui n'a été comblée que partiellement à cet endroit et par la subsistance, au niveau du vannage actuel, de vestiges de maçonnerie de chaux.

Selon les prévisions de Vauban, les bateaux, tirés par des animaux conduits par des soldats, devaient mettre 3 jours pour relier Gallardon à Maintenon. Chaque bateau devait puvoir transporter 3 toises cube et demies de pierres (13 m3) ou 3 toises cube de sable (11m3). Pour atteindre l'objectif de construction de l'année 1687, chaque jour, 24 bateaux chargés de pierres et 12 chargés de sable devaient s'engager sur le canal. Compte tenu du faible débit de celui-ci, les convois étaient organisés en brigades de 4 bateaux, afin de limiter le nombre d'éclusages.

La navigation sur le canal de Gallardon qui chute à partir de 1688 (déclenchement de la guerre avec la ligue d'Augsbourg) est définitivement abandonnée en 1694, année où les eaux sont rendues au moulin de Houx.

Après que le roi Louis XIV a donné à Madame de Maintenon l'ensemble des ouvrages liés à la construction de l'aqueduc de Maintenon, cette dernière revend en 1709 à Fleuriau d'Armenonville les canaux de Gallardon et d'Epernon qui traversaient une partie de ses terres.

(Philippe Roger, mairie de Houx, (04-09-2009) ).

 

 

Yermenonville:

 

Un lavoir se trouve au bord de la Voise, chemin du lavoir, sur la route venant de Houx.

 

L'église Saint-Martin possède des statues en bois des XVIIIème et XIXème siècles.

 

Le cimetière contient la tombe de la célèbre aviatrice Hélène Boucher, l'une des premières femmes aviatrices, qui détint 7 records mondiaux et mourut le 30 novembre 1934 à 27 ans aux commandes d'un Caudron C.460 Rafale pendant un entraînement sur l'aérodrome de Guyancourt.

 

Le dolmen de la Pierre Fritte date de l'époque néolithique (entre 4000 et 3000 ans avant J-C). Il existe encore des ossements humains dans la chambre funéraire.

 

 

Mévoisins:

 

La croix des champs: ce lieudit est-il celui évoqué par le curé de Mévoisins qui déclare le dimanche 12 septembre 1700: « j'ay fait placer une croix au carrefour de Pierre Remy, sur une butte qui regarde le chemin d'Yermenonville et celui de Galardon »?

Aujourd'hui la croix a disparu.

 

 

Saint-Piat:

 

La croix située au carrefour du chemin d' Epernon et de la D 106-4 qui mène au bourg' est l'une des trois situées sur cette commune qui possède une église renfermant de nombreuses richesses parmi lesquelles on peut citer des scènes de la vie de saint Roch et de saint Sébastien, un magnifique sarcophage en marbre blanc et l'extrémité d'une poutre sculptée et décorée de la tête de François Ier et de coquilles saint Jacques.

 

Le bois du gland que l'on traverse après cette croix fait partie des boisements de Soulaires-Harleville principalement constitués de chênes sur les plateaux.

Une plus grande diversité floristique se développe sur les zones plus pentues, de part et d'autre de la vallée sèche de la Jouvence. En effet, sur les coteaux, la couche d'humus est plus faible, voire nulle. Les plantes habituelles des sous-bois poussent difficilement, laissant la place à des espèces plus rares comme les orchidées, à admirer en mai et juin: l'orchis pourpre, l'orchis bouc et la listère ovale. Des buis sauvages poussent également sur ces versants calcaires.

La vallée aux loups que l'on traverse à la limite de la commune de Soulaires atteste de la présence de ces prédateurs redoutés des pèlerins à une époque pas si lointaine comme en témoignent certains récits locaux.( « Saint Piat, vallée de l'Eure, le bois du Gland » CDT28).

 

Soulaires:

 

L'ancien colombier datant de la Renaissance, situé rue du colombier, a été transformé en maison d'habitation.

 

L'église Saint-Jacques et saint Philippe conserve en avant une petite nef qui pourrait remonter au XIIème siècle. Eclairée par trois fenêtres romanes,petites et à plein cintre avec commencement d'ogive, c'est la partie la plus ancienne . Au bout de cette nef il y avait sans doute un choeur de petite dimension mais assez grand pour la population alors peu nombreuse. Un pouillé du XIIIème siècle porte à 40 le total des paroissiens adultes de Soulaires: « Solerres, parochiani 40, estimationes ou revenu, 25 livres, doyenné, Epernon, patrons S. Jacques et S. Philippe 1. »

Mais la population ayant augmenté comme partout, on fut obligé d'agrandir l'église. Le choeur fut démoli et remplacé (en 1504) par une construction plus grandiose, composée d'une seconde nef, d'un bras de croix formant deux belles chapelles et d'un sanctuaire à pans coupés dans le plus beau style gothique. Les vitraux ont étés exécutés par la maison Lorin de Chartres en 1875.

Cette église abrite une statue du XIIIème siècle et la dalle funéraire d'Agnès de Soulaires, châtelaine, décédée en 1288. ( cette dalle a été classée le 17 novembre 1906 au titre des objets historiques).

De larges entailles sur les contreforts de la porte rappellent une pratique curieuse: elles ont été faites par l'habitude qu'avaient les hommes d'affûter leur couteau à la sortie de la messe.

Probablement à cause de la similitude du nom, les habitants de Soulaires eurent toujours une grande dévotion à saint Jacques de Compostelle en Espagne: « Bien que l'église de Soulaires fût dédiée aux apôtres Jacques et Philippe, ce qui donne normalement à penser qu'il s'agit de Jacques le Mineur, fêté au 1er mai, Jacques le Majeur semble y avoir joui d'un grand prestige. N'étaient les pèlerins de ce village, les sculptures qui ornaient le retable de la paroisse le prouveraient encore... Actuellement le seul témoignage subsistant de cette dévotion est la bannière qui date du début du XIXème siècle, et sur laquelle se découpe l'image de saint Jacques pèlerin ».

( Humbert Jacomet, « Croix rurales et chemins de pèlerinage dans l'ancien diocèse de Chartres », p.81,SAEL,1998).

 

La croix du Haut-Roussin:« La croix qui se voit au voisinage du « chemin creux » et qui est dite du « Haut-Roussin » a été érigée par M. et Mme Duc et solennellement bénite ,le samedi 30 avril 1955, par Mgr R. Michon, évêque de Chartres. Elle semble avoir succédé à une croix plus ancienne (cf, Austrum vel Solierrium, Bull. De l'Ass. Rech. Hist. Soulaires, n°18, nov-déc. 1990, pp 18-21) » (Humbert Jacomet, « Croix rurales et chemins de pèlerinage dans l'ancien diocèse de Chartres », p.81, SAEL, 1998).

« Croix de fer sur socle de pierre. Deux grosses bornes en pierre au bout d'une route en cul de sac. » (Guy Bataille, « la beauce méconnue et ses croix », p.2-4, 1998).

 

 

Jouy:

 

La vallée de L' Eure qui déroule son cours en contrebas contient des prairies qui servent de réserve naturelle à une faune variée. On y a même vu des cigognes. Les prairies duparadis y côtoient les prés de Judas et les mauvais prés.

 

Les anciens moulins jalonnent le cours de L' Eure,ancien moulin de Jouy, moulin de Lambarey,

ancien moulin de Chardon.

Ils précèdent l'ancien moulin de Soulaires, le moulin de Chartainvilliers, l' ancien moulin de Breuil et l' ancien moulin de Dionval situés sur les communes en aval.

Ils succèdent à l' ancien moulin de la Roche et à l'ancien moulin Bellanger situés à l'amont sur la commune de Saint-Prest.

 

L' église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte possède un portail du XIIIème siècle classé MH par arrêté du 30 décembre 1913.

 

Le musée de l' Ecurie , musée du patrimoine et des pratiques locales, rassemble les témoignages de la vie au XIXème siècle et du début du siècle dernier, en faisant un haut lieu de passage de la Route du Blé.

 

Saint-Prest:

 

Un gisement de fossiles a été découvert en1848 dans une sablière ouverte sur un versant de l' Eure comme l'atteste le courrier adressé le 1er septembre de la même année par M. de Boisvillette à la Société Géologique de France. A la fin du XIXème siècle la création de la voie ferrée Paris-Chartres a mis à jour d' importantes quantités de restes ,en particulier de nombreux ossements d'éléphants,de rhinocéros,d'hippopotames et de cervidés, témoignages d'un climat chaud, voisin du climat inter-tropical actuel.

L'existence d'une faune bien déterminée a permis de créer un étage géologique spécifique: le Saint-Prestien au début de l'ère quaternaire (environ 1 million d'années).

Un nombre important de ces ossements est exposé au Muséum d'histoire naturelle de Chartres.

L' emplacement de la vallée de l' Eure où se situe le village est occupé par les hommes depuis de longues années. Les trouvailles d' outils préhistoriques d' époques diverses sont là pour en témoigner.( Wikipedia)

 

Champhol:

 

La source et lavoir de Fontaine Bouillant: réalisé en 1887 par monsieur Bouchard de Saint-Prest, cet ouvrage est construit à l' emplacement d' un ancien lavoir à ciel ouvert où les sauniers de la ville de Chartres venaient autrefois laver leurs pouches. Lavoir clos et couvert avec des mécanismes permettant le réglage de la hauteur des planchers, alimenté uniquement en eau de source à 6° ou 8°, il était fréquenté de ce fait surtout en hiver. Son accès se fait toujours par l' escalier d' origine en pierre de taille que les laveuses trouvaient bien éreintant lorsqu'il fallait remonter le linge mouillé. Souvent, un homme venait spécialement pour effectuer cette corvée. C'est la situation de cette source qui obligea les chemins de fer à construire le tunnel de la sente de Fontaine Bouillant. Des travaux de restauration entrepris en 1998 ont permis de sauver cet élément remarquable du patrimoine local. (Site web de la commune).

 

Lèves:

 

L'abbaye Beata Maria de Josaphat dont il reste des vestiges a été fondée en 1117 par Geoffroy de Lèves, évêque de Chartres, et son frère Gosselin. On nomma ce monastère Josaphat en souvenir de la vallée de ce nom en Palestine. Les Anglais la pillèrent et la brûlèrent en partie en 1432 et 1466. Sa restauration n'était pas terminée quand les calvinistes la mirent à sac en 1564.Il fallut attendre l'arrivée des Bénédictins de Sait-Maur en 1640 pour réparer les ruines, morales et matérielles.

(« La France monastique...tome 1er: Province ecclésiastique de Paris » p. 225 ,1905)

Le site est actuellement occupé par la fondation d'Alligre, maison de santé, créée au XVIIIème siècle. Seule une partie des fondations de l'église abbatiale subsiste (elle mesurait 70m de long). Elle est visible à côté du tombeau de Jean Salisbury ,évêque de Chartres après avoir été secrétaire de Thomas Beckett, mort en 1180. Quelques sculptures de l'ancienne abbaye de Josaphat sont exposées de part et d'autre de la grille d'entrée sous les arcades du cloître.

La source qui coule à cet endroit était réputée guérir les maladies pulmonaires, et cette réputation devait renforcer le flot des pèlerins venant se recueillir dans cette église. On voit encore dans le soubassement du mur des chapelles,derrière l'autel, une ouverture qui permettait de puiser cette eau pour la distribuer aux fidèles.(« Lèves ,vallée de l' Eure, entre étangs et vallée de l' Eure », CDT28.)

 

L'église Saint-Lazarre abrite un gigantesque vitrail de 26m de long sur 6m de haut réalisé par le maître-verrier Gabriel Loire (1904-1996). Il retrace mille ans de l' histoire de Lèves, depuis l' attaque des Normands en 911 (qui parvinrent jusqu'à Chartres en remontant l' Eure sur des barques), jusqu'à la destruction de l' ancienne église, en passant par l' histoire de l' abbaye et des pèlerinages à la source miraculeuse.(« Lèves, vallée de l' Eure, entre étangs et vallée de l' Eure », CDT28.)

 

Le grenier de l'histoire présente des scènes marquantes de l'Histoire de France de Saint-Louis à nos jours à travers des documents, des costumes, des objets, des armes, des peintures et une trentaine de mannequins.(« Lèves, vallée de l' Eure, entre étangs et vallée de l' Eure »,CDT28.)


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