Vue intérieure de la Cathédrale (superbe visite en 3D)
Edifiée et ornée entre 1134 et 1260, elle a été inscrite en 1979 sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Élevée sur un promontoire, butte naturelle qui domine l’Eure dans un à-pic de trente mètres, la cathédrale est implantée dans le tissu urbain de la ville antique.
Les origines

En 876, le roi de France, Charles le Chauve, offre à la ville de Chartres une relique : un vêtement de la Vierge désigné jadis sous le nom de "Sainte Chemise", appelé aujourd’hui "Voile de la Vierge".
La tradition rapporte que ce voile aurait été porté par Marie au moment de la naissance de Jésus. La vénération de cette relique contribua au rayonnement du sanctuaire chartrain mais aussi au développement économique de la cité.
En 1134, une grande partie de la ville est ravagée par un incendie, qui toutefois épargne la cathédrale. Une nouvelle façade (le narthex avec sa façade à trois portails sculptés et ses deux tours et le clocher sud) est alors construite en prolongement de la nef. La base de la tour nord est commencée dès cette époque. Puis on entreprend vers 1145 le corps central de la façade avec le Portail Royal, en même temps que le clocher sud, dit maintenant Clocher Vieux. La façade est terminée vers 1150-55 ; le Clocher Vieux, vers 1170.
La basilique romane sera détruite en 1194 et seules la crypte et la façade ouest seront épargnées.
Son plan en croix latine, son élévation à trois étages, ses voûtes d’ogives à doubleaux et formerets déterminant la forme des piles, en font un exemple de l’architecture gothique à ses débuts. Le dallage de la nef a été conservé.
A l’extérieur, pour équilibrer la poussée des voûtes, un système de gros contreforts et d’arcs-boutants monte jusqu’à la base des toitures, en deux volées superposées, d’épaisseur décroissante. Les deux porches latéraux possèdent un décor sculpté exceptionnel.
« Notre-Dame-de-la-Belle-Verrière » (vers 1180) et trois lancettes de la façade ouest (entre 1145 et 1155) sont les plus anciens vitraux et sont des vestiges de la cathédrale romane.
La plupart des vitraux sont contemporains de l’église actuelle et sont datés entre 1205 et 1240 environ. La rapidité des travaux explique sans doute l’homogénéité exemplaire de l’ensemble.










