PATRIMOINE DU CHEMIN PARTIE 1
LE PATRIMOINE DU CHEMIN Partie 1
(Entre Dreux et Chartres via Le Boullay-Thierry)
L' itinéraire de Dreux à Chartres proposé délaisse la voie historique, l'ancien chemin de César, recouvert aujourd'hui par la RN 154 à 2X2 voies.
► Vert-en Drouais
● L’Avre sépare le Drouais de la Normandie. On la franchit au Pont Franché. On y note la présence de nombreux salmonidés et de renoncules aquatiques, signe d’une bonne qualité des eaux.
● L'église Saint-Pierre du xiiie siècle abrite treize objets inscrits ou classés en tant que monuments historiques, dont le tableau du maître-autel représentant le reniement de Pierre.
● La Croix Saint-Jacques, campée à l'est du village, semble guetter le passage de l'Estrée qui franchit l'Eure non loin de l'abbaye de ce nom fondée en 1124.
Le lieu-dit la Croix Saint-Jacques se trouve à l'extrémité du territoire de Dreux, en bordure de la D. 152-3, face à la Normandie. Il désigne actuellement une prairie.(IGN 2015-E Dreux 525 / 5403+3)
(Humbert Jacomet, « Croix rurales et chemins de pèlerinage dans l'ancien diocèse de Chartres », SAEL, 1998, pp.44, 91 & 170 à174)
► Dreux
Capitale de la tribu locale des Durocasses, située au confluent de la Blaise, de l' Avre et de l' Eure, Dreux était à l' époque gallo-romaine, un carrefour routier fréquenté. Au Moyen-Age, son château, l' un des plus puissants de toute l' Ile-de France, mentionné dès 954 dans une charte du roi Lothaire, se dressait comme une sentinelle avancée du domaine capétien face à la puissance rivale des ducs de Normandie.
Si la ville a subi, au cours des âges, plusieurs sièges, dont ceux d' Henri IV, elle a toujours retrouvé une prospérité nouvelle, après avoir relevé ses ruines. (Site web de la commune)
● La Blaise difflue à Dreux et donne naissance en rive droite à un bras nommé rivière des Châtelets qui coule ensuite parallèlement au bras principal, jusqu'à une confluence séparée avec l'Eure située 400 mètres environ en amont de celle du bras principal. À la diffluence, le bras principal est nommé « bras de l'Écluse ».
● La chapelle royale Saint-Louis, située sur la colline, dans l'enceinte de l'ancien château dont il reste quatre des huit tours qui défendaient cette forteresse médiévale, de style néo-classique, édifiée à partir de 1816 par l' architecte Claude-Philippe Cramail pour la duchesse douairière d' Orléans, veuve de Philippe Egalité, fut agrandie par son fils, le roi Louis-Philippe, qui en fit la nécropole des membres de la famille et de ses descendants.
La chapelle primitive fut alors complétée en 1840 d'ajouts néo-gothiques par l' architecte Pierre-Bernard Lefranc, et ses nombreuses fenêtres furent garnies de somptueux vitraux uniques au monde, réalisés par la manufacture de Sèvres entre 1843 et 1851, d' après des cartons d' Ingres, Delacroix, Vernet, Flandrin, Larivière, Rouget et Viollet-Leduc. Les cinq verrières de la chapelle de la Vierge relatent la vie de saint Louis, figure emblématique de la monarchie française et patron de la chapelle.
La chapelle et sa crypte abritent aujourd'hui les sépultures de 65 défunts de la famille d' Orléans ainsi que les restes de 10 Bourbon-Penthièvre. Une vingtaine de tombeaux, regroupés autour de la sépulture royale, sont surmontés de gisants, œuvres des meilleurs sculpteurs de leur temps (Millet, Pradier, Mercié, Barre...) (classée monument historique par arrêté du 12 décembre 1977).
(Site web de l' office de tourisme)
● Le centre historique est ceinturé par les fossés et la Blaise, et quelques vestiges des fortifications. le centre historique et ses abords immédiats offrent un large panorama de l' architecture du XVème siècle à nos jours:
Maisons à pans de bois de la rue Illiers (XVème) et de la rue Saint-Pierre.
Hôtels particuliers des rues Rotrou, Parisis et Saint-Jean (XVIIème et XVIIIème).
Maisons de maître du boulevard Dubois et de l' avenue Louis-Terrier (fin XIXème, début XXème).
Tourelle Hennequin de la Porte-Chartraine.
A noter une maison romane du XIIème siècle au 7 rue de Sénarmont .
(Site web de la commune)
● L’Hôtel-Dieu, actuel office de tourisme, encore appelé Maison-Dieu, fut le premier hôpital de la ville.
● La chapelle de l’Hôtel-Dieu a été consacrée en 1170 par l’évêque de Chartres, Jean de Salisbury, sous le patronage de Saint Jean Baptiste. Plusieurs fois détruite, elle tient sa configuration actuelle de sa reconstruction aux alentours de 1630. On peut y admirer une huile sur toile de Debay (1804-1865) représentant la Bataille de Dreux, offerte par le Roi Louis-Philippe à la Ville de Dreux en 1846.
● Le Beffroi, ancien hôtel de ville, est le symbole des libertés communales acquises par les bourgeois drouais dès le règne de Louis VI (XIIème siècle).
Erigé de 1512 à 1537, l'actuel édifice mêle dans son décor sculpté l'ornementation de la fin du gothique à celle de la première Renaissance. Les salles présentent des voûtes exceptionnelles et des cheminées monumentales. Les combles abritent la grosse cloche de la ville, le bourdon, où figure en frise l'antique procession des Flambarts.( classé monument historique sur la liste de 1840)
(Site web de l'office de tourisme).
● L'église Saint-Pierre fut édifiée au début du XIIIème siècle dans le style ogival. Objet d'importants remaniements au cours des siècles, elle offre aujourd'hui aux regards un ensemble assez composite.
En grande partie détruite lors du siège de la ville par les Anglais en 1421, on rebâtit aux XVème et XVIème siècles dans le style gothique flamboyant le déambulatoire et les chapelles de l'abside, ainsi que la nef. Au cours du XVIème siècle, on construisit la façade et les deux tours dont l'une est restée curieusement inachevée. Enfin on rebâtit le bras sud du transept.
(classée monument historique sur la liste de 1840).
A l'intérieur l'église a conservé de très beaux vitraux des XVème et XVIème siècles (classés MH), ainsi qu'un très bel orgue doublement classé puisque le buffet polychrome attribué à Clément II Métézeau date de 1614 et l'instrument est l'œuvre du non moins célèbre facteur d'orgues Cavaillé-Coll (classé MH). (Site web de l'office de tourisme)
La chapelle Saint-Martin, une des 8 chapelles latérales possède un très beau vitrail du XVIème siècle représentant la Crucifixion. Le tableau de Saint Pierre pleurant sa faute est attribué à Pierre Lenfant (XVIIIème). L'autre toile de Pierre guérissant les malades de son ombre est une copie de La Hire.
● Une confrérie de Saint-Jacques qui avait son siège dans l'église Saint-Pierre où lui était réservée une chapelle qui conserva jusqu'en 1866 une curieuse fresque représentant une longue file de pèlerins agenouillés devant le saint.
Jean Lelièvre, « Les papiers d'un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle au XVIIIème siècle ».
La confrérie des pèlerins de Saint Jacques qui avait une chapelle particulière située près du Grand Carrefour [formé par les rues Grande, d' Orisson, aux Tanneurs et Parisis]. Après la démolition de ce lieu de rassemblement, cette confrérie eut une autre chapelle dans l' église Saint-Pierre où l'on pouvait voir une fresque représentant des habitants de Dreux ayant accompli le pèlerinage de Saint-Jacques. Sous chaque personnage figurait l'année où il avait effectué ce pèlerinage. Cette confrérie avait entre autres charges, celle d' ensevelir les morts de la paroisse de Saint-Pierre. Elle cessa de remplir cette activité en 1550, mais continua d' exister et c'est la confrérie de la Charité qui se forma et assura la continuité de la charge.
(Hervé Jamois, « Dreux, la ville à travers les siècles » , novembre 2003, p.108)
( Philippe Lemaitre, ''Histoire de la ville et du château de Dreux '', Les éditions de la Tour Gile, 1850, p. 375).
● Le musée d' Art et d' histoire Marcel Dessal, installé 7 place du musée dans une chapelle néo-romane, contient de riches collections archéologiques allant de la période préhistorique à l' époque mérovingienne tandis qu' archives et documents anciens retracent la vie de la cité du Moyen-Age au XIXème siècle.
L' architecture et les arts décoratifs à Dreux et dans les environs sont évoqués à partir des vestiges de la collégiale romane Saint-Etienne disparue en même temps que la forteresse médiévale: superbes chapiteaux historiés du XIIème siècle, vitraux des XIIIème et XIVème siècles.
Des gravures, du mobilier et des objets évoquent de célèbres châteaux des environs comme ceux d' Anet, de Crécy et d' Abondant.
La peinture ancienne et contemporaine sont bien représentées, grâce à un ensemble de toiles dont se détache le célèbre chef d' œuvre, Les Glycines, de Claude Monet.
(Site web de l' office de tourisme)
Le musée de Dreux a reçu en don de M. G. Moreau, directeur de l'école d'horlogerie d'Anet et fils de l'historien de Broué, une curieuse boîte de pèlerin de Saint-Jacques renfermant encore les papiers qu'elle était destinée à contenir. C'est une simple boîte plate en tôle à couvercle indépendant, haute de 13,5 cm, large de 10 cm. Elle conserve encore sur l'un des côtés les boucles soudées qui permettaient de passer la courroie servant à la suspendre. Une des faces est ornée de quatre coquilles d'étain avec des bourdons en sautoir, encadrant un médaillon ovale dans lequel figure l'image de saint Jacques à cheval, brandissant une épée et tenant un étendard frappé d'une croix, tel qu'il apparut, suivant la légende, aux côtés des Espagnols à la bataille de Clavijo contre les Sarrasins en 844.
Si l'objet en lui-même est intéressant, les cinq documents qu'il contenait ne le sont pas moins. […]. Trois d'entre eux [Un extrait baptistaire établi sur papier timbré le 18 août 1763 par Pierre Moinet curé de Cherisy, des lettres de recommandation rédigées en latin sur une seconde feuille de papier timbré par Pierre Moinet à la même date et une attestation épiscopale rédigée sur sur un papier portant en tête les armes de Pierre-Auguste-Bernardin de Rosset de Fleury, évêque de Chartres,datée du 5 septembre 1764] établissent de manière authentique l'identité du porteur [« Michel,fils de Michel Marie, vigneron, et de Catherine Bigot, baptisé à Chérisy le 14 octobre 1744 »].Le quatrième est un itinéraire. Quant au dernier, c'est une feuille imprimée portant, autour d'une gravure représentant Saint Jacques, un long texte en langue espagnole.
Jean Lelièvre, « Les papiers d'un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle au XVIIIème siècle ».
● Le musée rétro-mobile, unique musée automobile d' Eure-et-Loir, expose, 95 rue du commandant Beaurepaire, une trentaine de véhicules dont les plus anciens datent de la fin du XIXème siècle. On y remarque notamment deux camions de sapeurs-pompiers, l' ambulance 1930 de l' hôpital de Dreux, une Facel Vega fabriquée à Dreux, des moteurs industriels, des autochenilles, le vieux garage, des jouets ainsi que des vélos et des motos.
(Site web de l' office de tourisme)
● L'écomusée du vignoble drouais et de ses artisans intègre les caves gothiques voûtées du prieuré Saint-Thibault, creusées dans la falaise crayeuse, qui en constituent un des éléments.
De nombreux objets, outils, documents, maquettes,... retracent une importante activité agricole de la ville. D' autres salles reconstituent l' habitation du vigneron au XIXème siècle.
Le chai du musée élève un vin blanc de pays issu du Clos des Bâtes replanté de 900 ceps de Chardonnay en 1989. (Site web de l'office de tourisme).
● Une auberge Saint-Jacques se trouvait à l'extérieur de la ville, dans la rue Saint-Thibault.
(« Des pèlerins de Normandie en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle ont probablement emprunté l'ancien chemin de Saint-Lubin-des-Joncherets à Chartres », Jean-Jacques François, bulletin de la SAEL n°61, p. 20, 2ème trimestre 1999).
● La croix Saint-Jacques qui existait dans Dreux au carrefour de la rue de Nuisement (actuelle D. 309-3)avec la RD 954 est aujourd'hui disparue.(A.D. E.&L. 1771).
Elle était à proximité de la chapelle Saint-Gilles construite à l'ouest de la route et du Clos Lannier qui s'étendait à l'est (A.D.E.&L. pl.200/2).
(Humbert Jacomet, « Croix rurales et chemins de pèlerinage dans l'ancien diocèse de Chartres », SAEL, 1998, p.40)

