PATRIMOINE DU CHEMIN PARTIE 2
LE PATRIMOINE DU CHEMIN
(Entre Dreux et Chartres via Le Boullay-Thierry) PARTIE 2
► Luray
● L’église Saint-Rémi construite en maçonnerie de cailloux avec quelques grès dans les angles, s’élève au milieu des champs à 500 mètres de l’ancien village de Luray.
► Marville-Moutiers-Brûlé
● L'église Saint-Jacques d'Imbermais est citée dans un testament de 1521 : « ecclesia sancti jacobi de Imbermez ». Le 21 septembre 1613, l'église fut visitée par Simon de Monfort, prêtre, curé, chanoine sur commandement de l’évêque de Chartres, ce qui nous permet d'en avoir une description précise : « … se transporte audit lieu d'Imbermais où étant, nous a été montré la chapelle dudit lieu d'Imbermais fondée de St-Jacques et enclose dans le lieu seigneurial dudit Imbermais… »
Elle devient chapelle de St-Jacques d'Imbermais dans le pouillé de 1738. La chapelle fut désaffectée en 1790.
► Le Boullay-Mivoye
● L’église Saint-Rémi, en silex et grés d’Epernon, date des XVème et XVIème siècles.
Sous l'Ancien régime, son curé était nommé par l’abbaye Notre-Dame de Coulombs.
Une curiosité, rarement évoquée, se trouve dans le premier renfort du mur sud, où une pierre garde traces des affutages effectués par les fossoyeurs sur leurs outils.
Le chevet est éclairé par sept baies ornées des vitraux de Gabriel Loire et son fils Jacques, posés de 1956 à 1959 et 1967. Deux baies dans le mur sud, signées Jacques Loire, sont datées de 2002 et 2003.
►Le Boullay-Thierry
L’histoire du Boullay-Thierry est fortement liée à celle de son château et de ses seigneurs.
Le nom du village vient en effet d’un seigneur du nom de Thierry possesseur de ladite terre du Boullay. Le mot Boullay en lui-même désigne un lieu sylvestre où prédominait jadis les bouleaux. Le nom d’origine serait ainsi Bolleto-Terrici. Si l’existence des seigneurs du Boullay-Thierry remonte au début du XIIè siècle, l’église est déjà présente et de cette époque il reste le beau chœur.
● L'église Saint-Lubin (MH 2007) date des XIIIème et XVème siècles. C’est un édifice à vaisseau unique avec une tour à larmiers rythmant les étages et une tourelle d’accès accolée. Dotée d’ornements spectaculaires, l’église Saint-Lubin renferme de grandes richesses patrimoniales notamment au niveau de son mobilier.
● Le Château, construit entre 1617 et 1622 par Jacques Faivre, représente un jalon important de l'architecture de briques et pierre en Drouais. En 1741, Louis-Denis Talon, héritier d’une famille de magistrats décide de créer une allée permettant la traversée du village et l’accès direct au château. À l’origine, cet alignement remarquable 250 tilleuls et se prolongeait jusqu’à la grille d’honneur du château. Il en reste encore aujourd'hui 178.
● La ferme du Colombier est un ancien relais de poste
► Ormoy
● L’église Saint-Pierre (MH 2021, 2022) aurait été reconstruite à la fin du XVe siècle, début XVIe siècle. Elle est composée d’une nef unique. Les remplages des fenêtres présentent les caractéristiques du gothique flamboyant. La façade occidentale est percée d’un large portail en arc brisé recoupé par un linteau en anse de panier typique du style de la Renaissance. Le pignon est dominé par un clocher carré couvert d’ardoises surmonté d’une flèche s’achevant en forme de lanternon, construit au XVIIIe siècle.
►Serazereux
● L’église Saint-Denis date des xie et xiie siècles
► Challet
Selon un pouillé de 1736, Challet était le chef-lieu d'une seigneurie du chapitre de Chartres. Le fief de Lièvreville était vassal de Tremblay-le-Vicomte.
Le plan de cette seigneurie étabi en 1740 (ADEL cote G 1175) fait mention d'un lieu-dit « Orme de Saint-Jacques » au sud de la commune.
● L'église Saint-Gilles remonte au XIIème siècle avec ses petites fenêtres romanes hautes à encadrement de grison comme les contreforts peu saillants. Remaniée au XVIème siècle, elle possède une belle charpente apparente. A signaler quelques boiseries du chœur, un joli lutrin, une statue de pèlerin et une peinture à l'huile « Les pèlerins d' Emmaüs » de D. Winckboons du premier quart du XVIIème siècle (classée au titre des objets historiques le 18 décembre 1964)
► Berchères-la-Maingot
Le canal Louis XIV, vestige de l'ancien « aqueduc de Pontgouin à Versailles », traverse la commune.
À Berchères-la-Maingot se trouve l’entrée du siphon, constitué d’un puits de pierres d’une profondeur de 15 mètres, d’une galerie de briques de 42 mètres de longueur et de 2,50 mètres de hauteur ainsi qu’une grande arche de pierres et de briques, l’Arche de la Vallée, de 161 mètres de longueur, 4,80 mètres de hauteur et 6,50 mètres à la clef de voûte, qui permettait d’assurer le passage de la Vallée du Larris.
● La Croix Saint-Jacques de Berchères-la-Maingot se trouve placée à la tête du chemin de Chartres.La carte IGN (2116-0 Chartres, 537 / 1092+3) ne connaît plus ni la Croix des Eclats, ni la Croix du Friche Bénie, mais elle laisse planer au-dessus de la Vallée des Saules un lieu-dit Croix Saint-Jacques. Bien que la croix qui est à l'origine de ce nom ne soit pas indiquée, elle subsiste pourtant à la corne sud du bois que longe le chemin de Chartres.
(Humbert Jacomet, « Croix rurales et chemins de pèlerinage dans l'ancien diocèse de Chartres », SAEL, 1998, pp. 90 & 170 à 174)
(Guy Bataille , « La beauce méconnue et ses croix »,association paroissiale Saint-Denis-les-Ponts,La Chapelle-du-Noyer, Lanneray,1998, p.2-2)
► Poivilliers
● L’église Saint-Etienne s’apparente à une église romane avec son toit aigu en tuile de pays, son clocher à quatre pans en ardoise. Elle comprend une nef dont la base est du XIIème siècle, remaniée au XVIème siècle. Les murs sont en blocage de moellons divers, les contreforts en pierre de taille.
Le pignon ouest a été refait au XVIIIème siècle. La date figure sur la clé de voûte de la porte en plein centre (MDCCLXX /1770). La voûte lambrissée est un simple vaisseau.
On trouve deux vitraux de style gothique flamboyant (les plus proches du chœur) de chaque côté, trois vitraux d’inspiration gothique et un vitrail roman.
► Lèves
● L'abbaye Beata Maria de Josaphat dont il reste des vestiges a été fondée en 1117 par Geoffroy de Lèves, évêque de Chartres, et son frère Gosselin. On nomma ce monastère Josaphat en souvenir de la vallée de ce nom en Palestine. Les Anglais la pillèrent et la brûlèrent en partie en 1432 et 1466. Sa restauration n'était pas terminée quand les calvinistes la mirent à sac en 1564.Il fallut attendre l'arrivée des Bénédictins de Sait-Maur en 1640 pour réparer les ruines, morales et matérielles. (« La France monastique...tome 1er: Province ecclésiastique de Paris » p. 225 ,1905)
Le site est actuellement occupé par la fondation d'Alligre, maison de santé, créée au XVIIIème siècle. Seule une partie des fondations de l'église abbatiale subsiste (elle mesurait 70m de long). Elle est visible à côté du tombeau de Jean Salisbury ,évêque de Chartres après avoir été secrétaire de Thomas Beckett, mort en 1180. Quelques sculptures de l'ancienne abbaye de Josaphat sont exposées de part et d'autre de la grille d'entrée sous les arcades du cloître.
La source qui coule à cet endroit était réputée guérir les maladies pulmonaires, et cette réputation devait renforcer le flot des pèlerins venant se recueillir dans cette église. On voit encore dans le soubassement du mur des chapelles, derrière l'autel, une ouverture qui permettait de puiser cette eau pour la distribuer aux fidèles.(« Lèves ,vallée de l' Eure, entre étangs et vallée de l' Eure », CDT28.)
● L'église Saint-Lazarre abrite un gigantesque vitrail de 26m de long sur 6m de haut réalisé par le
maître-verrier Gabriel Loire (1904-1996). Il retrace mille ans de l' histoire de Lèves, depuis l' attaque des Normands en 911 (qui parvinrent jusqu'à Chartres en remontant l' Eure sur des barques), jusqu'à la destruction de l' ancienne église, en passant par l' histoire de l' abbaye et des pèlerinages à la source miraculeuse.(« Lèves, vallée de l' Eure, entre étangs et vallée de l' Eure », CDT28.)
● Le grenier de l'histoire présente des scènes marquantes de l'Histoire de France de Saint-Louis à nos jours à travers des documents, des costumes, des objets, des armes, des peintures et une trentaine de mannequins.(« Lèves, vallée de l' Eure, entre étangs et vallée de l' Eure »,CDT28.)
Sources principales :
Wikipedia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:%C3%89glise_en_Eure-et-Loir
Le Cercle de recherches généalogiques du Perche-Goüet
https://www.perche-gouet.net/histoire/index.php
Pop, la plateforme ouverte du patrimoine du Ministère de la Culture (et ses bases Mérimée et Palissy)
https://www.pop.culture.gouv.fr/
Monumentum
https://monumentum.fr/departement/28/eure-et-loir
Les sites des communes concernées et de leurs offices de tourisme

